Profils énergétiques des provinces et territoires – Québec

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Table des matières

  • Figure 1 : Production d’électricité selon le type de combustible (2019)

    Figure 1 : Production d’électricité selon le type de combustible (2019)

    Source et description :

    Source :
    Régie – Avenir énergétique du Canada en 2021

    Description :
    Ce diagramme circulaire illustre la production d’électricité au Québec par méthode de production. En 2019, la production totale d’électricité s’est élevée à 212,9 TWh.

  • Figure 2 : Carte des infrastructures du pétrole brut

    Figure 2 : Carte des infrastructures du pétrole brut

    Source et description :

    Source :
    Régie

    Description :
    Cette carte montre tous les principaux oléoducs ainsi que les principales voies ferrées et raffineries au Québec.

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  • Figure 3 : Carte des infrastructures du gaz naturel

    Figure 3 : Carte des infrastructures du gaz naturel

    Source et description :

    Source :
    Régie

    Description :
    Cette carte montre tous les principaux gazoducs au Québec.

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  • Figure 4 : Demande pour utilisation finale selon le secteur (2019)

    Figure 4 : Demande pour utilisation finale selon le secteur (2019)

    Source et description :

    Source :
    Régie – Avenir énergétique du Canada en 2021

    Description :
    Ce diagramme circulaire présente la demande d’énergie pour utilisation finale au Québec par secteur. En 2018, la demande d’énergie pour utilisation finale a totalisé 1 938 PJ. Le secteur industriel vient au premier rang avec 39 % de la demande totale, suivi des transports (29 %), puis des secteurs résidentiel (19 %) et commercial (12 %).

  • Figure 5 : Demande pour utilisation finale selon le combustible (2019)

    Figure 5 : Demande pour utilisation finale selon le combustible (2019)

    Source et description :

    Source :
    Régie – Avenir énergétique du Canada en 2021

    Description :
    Cette figure illustre la demande pour utilisation finale par type de combustible au Québec en 2018. Les produits pétroliers raffinés ont compté pour 772 PJ (40 %) de la demande, suivis de l’électricité, avec 709 PJ (37 %), du gaz naturel, à 252 PJ (13 %), des biocarburants, à 186 PJ (13 %) et des autres combustibles, à 19 PJ (1 %).
    Remarque : Les autres combustibles comprennent le charbon, le coke et le gaz de cokerie.

  • Figure 6 : Émissions de GES par secteur

    Figure 6 : Émissions de GES par secteur

    Source et description :

    Source :
    Environnement et Changement climatique Canada – Rapport d'inventaire national

    Description :
    Ce graphique à colonnes empilées illustre les émissions de GES au Québec par tranches de cinq ans, de 1990 à 2020 en Mt d’éq. CO2. Les émissions totales de GES ont diminué au Québec, passant de 84,5 Mt d’éq. CO2 en 1990 à 76,2 Mt en 2020.

  • Figure 7 : Intensité des émissions découlant de la production d’électricité

    Figure 7 : Intensité des émissions découlant de la production d’électricité

    Source et description :

    Source :
    Environnement et Changement climatique Canada – Rapport d'inventaire national

    Description :
    Ce graphique à colonnes montre l’intensité des émissions découlant de la production d’électricité au Québec de 1990 à 2020. En 1990, l’électricité produite au Québec a émis 13 g d’éq. CO2 par kWh. En 2020, l’intensité des émissions avait diminué à 1,5 g d’éq. CO2 par kWh.

Production énergétique

Pétrole brut

  • Le Québec ne produit pas de pétrole brut commercial.

Produits pétroliers raffinés

  • Deux grandes raffineries sont actuellement en activité au Québec, d’une capacité combinée de 372 milliers de barils par jour (« kb/j ») : la raffinerie de Montréal (Suncor), dans la ville du même nom, et la raffinerie Jean-Gaulin (Valero), à Lévis, près de Québec. La raffinerie de Suncor peut produire jusqu’à 137 kb/j et celle de Valero, 235 kb/j.
  • L’approvisionnement en pétrole brut des raffineries du Québec avant 2013 provenait de l’Est du Canada et des importations par la mer en provenance de l’Afrique, de l’Europe, du Moyen-Orient et de l’Amérique latine. Après 2013, l’utilisation du pétrole brut de l’Ouest canadien et des États-Unis a commencé à augmenter grâce aux livraisons par rail plus nombreuses, aux changements dans l’infrastructure pipelinière (projet d’inversion de la canalisation 9B en 2015) et à la production accrue aux États-Unis.

Gaz naturel et liquides de gaz naturel

  • Il n’y a pas production de gaz naturel ni de production sur le terrain de gaz naturel et liquides de gaz naturel (« LGN ») au Québec.
  • Les raffineries du Québec produisent du propane et du butane en faibles quantités.

Gaz naturel renouvelable

Électricité

  • En 2019, le Québec a produit 212,9 térawattheures (« Twh ») d’électricité (figure 1), soit environ le tiers de toute la production d’électricité au Canada. Le Québec est le plus grand producteur d’électricité au pays, avec une capacité de production de 46 380 mégawatts (« MW ») en 2019.
  • Avec une capacité installée de 40 850 MW, les centrales hydroélectriques fournissent environ 94 % de l’électricité du Québec. Elles incluent la plus grande centrale hydroélectrique au Canada, soit la centrale Robert-Bourassa dans le nord du Québec, dont la capacité s’élève à 5 616 MW. Cette centrale fait actuellement l’objet de travaux de remise en état qui devraient être achevés en 2022.
  • Le complexe hydroélectrique de la Romaine est situé sur la rivière Romaine, dans la région de la Côte-Nord. Il compte quatre centrales et dispose d’une capacité installée de 1 550 MW. Les aménagements Romaine-1 (270 MW), Romaine-2 (640 MW) et Romaine-3 (395 MW) sont déjà en service. Romaine-4, d’une capacité de 245 MW, est actuellement en construction et devrait entrer en service en 2022. À environ 5 % de la production totale, l’électricité d’origine éolienne était la deuxième source de production d’énergie au Québec en 2019. La capacité éolienne est estimée à 4 300 MW et représentait 9 % de la capacité de production de la province en 2019.
  • Les parcs éoliens Mont Sainte-Marguerite (en anglais) (143 MW) et Nicolas-Riou (225 MW) ont été mis en service en 2018. Plus récemment, les parcs éoliens de la Dune-du-Nord (6,4 MW), Belles-Rivières (24 MW) et Des Cultures (24 MW) ont été mis en service en 2020, 2021 et 2022, respectivement. La construction du parc éolien Apuiat, d’une capacité de 200 MW, débutera en 2022. La mise en service du projet est prévue pour décembre 2024. Partenariat entre les communautés innues et Boralex, ce parc éolien sera construit à Port-Cartier, sur la Côte-Nord.
  • Les centrales solaires Robert-A.-Boyd et Gabrielle-Bodis d’Hydro-Québec, situées respectivement à Varennes et à La Prairie, ont été mises en service en juin 2021. Elles disposent d’une capacité combinée de 9 MW.
  • Les autres sources d’électricité comprennent le gaz naturel (principalement pour les pics de demandes en période hivernale), le diesel (pour l’énergie dans les collectivités éloignées) et la biomasse.
  • Hydro-Québec produit la plus grande partie de l’électricité dans la province à partir, notamment, de 62 centrales hydroélectriques. Des producteurs indépendants exploitent plusieurs centrales hydroélectriques plus petites ainsi que toutes les installations de transformation de la biomasse et les parcs éoliens.

Transport et commerce de l’énergie

Pétrole brut et liquides

  • Le Québec reçoit du pétrole brut par la canalisation 9 d’Enbridge, par train et par pétrolier (figure 2). Le pipeline Portland-Montréal peut aussi approvisionner le Québec en pétrole brut, mais les volumes ont été très faibles depuis 2016.
  • Depuis l’inversion de la canalisation 9, en décembre 2015, du pétrole brut est acheminé de Sarnia, en Ontario, jusqu’à Montréal. La capacité de cette canalisation est de 300 kb/j; ce pipeline transporte un mélange de pétrole provenant de l’Ouest canadien et du Midwest américain.
  • En 2021, l’acheminement de pétrole brut par le pipeline Portland Montréal a chuté pour se situer, en moyenne, à 6,5 kb/j, soit environ 3 % de sa capacité.
  • On compte trois terminaux ferroviaires capables de recevoir du pétrole brut au Québec : un à chacune des raffineries de Suncor et de Valero, et un autre à Sorel-Tracy. La capacité de ces installations réunies atteint approximativement 123 kb/j de pétrole brut.
  • Le Québec reçoit également du pétrole brut par pétrolier à Montréal et à Lévis.
  • En 2020, le pipeline Trans-Nord a acheminé environ 124 kb/j de produits pétroliers raffinés, dont de l’essence, du diesel, du carburant d’aviation et du combustible de chauffage, de Montréal vers des marchés de l’Ontario.
  • Le pipeline Saint-Laurent de Valero a une capacité de 100 kb/j et transporte des produits pétroliers raffinés de la raffinerie de Valero, à Lévis, à un terminal de distribution dans l’Est de Montréal.

Gaz naturel

  • Le pipeline Trans-Québec et Maritimes (« TQM ») se raccorde au réseau principal de TC Énergie au Canada aux abords de Saint-Lazare, près de la frontière ontarienne. Il transporte du gaz naturel pour consommation intérieure au Québec ainsi que pour l’exportation, grâce à une interconnexion avec le réseau de Portland Natural Gas Transmission System (en anglais) à East Hereford. (Figure 3)
  • Traditionnellement, le gaz naturel consommé au Québec provenait de l’Ouest canadien. Plus récemment, la hausse de la production gazière aux États-Unis, l’inversion de points d’exportation en Ontario et de nouveaux raccordements entre l’Ontario et le Québec ont ouvert la porte à de plus importantes livraisons de gaz américain vers le Québec.
  • Énergir, auparavant Gaz Métro, distribue du gaz à environ 300 municipalités sur plus de 10 000 kilomètres (« km ») de pipelines. Enbridge Gazifère exploite 987 km de canalisations et dessert la région de l’Outaouais. Énergir et Gazifère sont réglementées par la Régie de l’énergie du Québec.

Gaz naturel liquéfié

  • Énergir exploite une usine de liquéfaction, d’entreposage et de regazéification dans l’Est de Montréal depuis 1971. En 2017, la société a accru la capacité de son usine pour répondre à la demande croissante de gaz naturel liquéfié (« GNL ») dans les secteurs du transport routier et maritime, ainsi que dans les régions qui ne sont pas raccordées au réseau de transport de gaz naturel.
  • En 2015, l’Office national de l’énergie (maintenant la Régie) a accordé une licence d’exportation de 25 ans [dossier 2587030] à Stolt LNGaz pour un volume maximal de 80 Mpi3/j. Le projet a aussi obtenu les autorisations provinciales. La décision d’investissement définitive n’a pas encore été prise pour ce projet, qui comprend une proposition de terminal de liquéfaction près de Bécancour. En 2022, le projet n’avait pas progressé et était à vendre.
  • En 2016, l’Office a approuvé une licence d’exportation de 25 ans [dépôt A72342] de GNL Québec pour son projet d’installation d’exportation de GNL Énergie Saguenay. Le projet devait entrer en service en 2026, mais il a été rejeté par la province de Québec en 2021 en raison de préoccupations d’ordre financier et environnemental. L’Agence d’évaluation d’impact du Canada a également rejeté le projet en 2022 en invoquant des effets environnementaux négatifs.

Électricité

  • En 2019, les exportations interprovinciales et internationales nettes d’électricité du Québec ont totalisé 3,4 TWh.
  • En vertu de contrats à long terme, Hydro-Québec a accès, jusqu’en 2041, à la quasi-totalité des 5 428 MW de l’électricité produite à la centrale hydroélectrique de Churchill Falls (en anglais), au Labrador.
  • Le Québec fait également le commerce de l’électricité sur les marchés du Nord-Est des États-Unis, principalement ceux de la Nouvelle-Angleterre et de New York. En 2019, le Québec était le plus grand exportateur d’électricité vers les États-Unis de toutes les provinces canadiennes, ses exportations brutes ayant totalisé 25,9 TWh.
  • Hydro Québec exploite 34 802 km de lignes de transport d’électricité et quelque 225 304 km de lignes de distribution. Quinze interconnexions relient le réseau électrique du Québec à ceux de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et du Nord-Est des États-Unis.
  • Le projet d’interconnexion Appalaches-Maine vise à accroître la capacité d’échange entre le Québec et la Nouvelle-Angleterre; il consiste en la construction de lignes de transport d’électricité à courant continu de 320 kilovolts d’environ 100 km entre le Québec et la Nouvelle-Angleterre. Bien qu’il ait été approuvé par le gouvernement et la Régie en 2021 et que sa mise en service soit prévue pour 2023, le projet fait face à de l’incertitude, car il serait relié au projet de couloir de New England Clean Energy Connect LLC, qui a essuyé un revers dans le cadre d’un référendum dans l’État du Maine.
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Consommation d’énergie et émissions de gaz à effet de serre

Consommation totale d’énergie

  • En 2019, la demande énergétique pour utilisation finale au Québec a totalisé 1 975 pétajoules (« PJ »). Le secteur industriel vient au premier rang pour la demande d’énergie (40 % de la demande totale), suivi des transports (29 %), du secteur résidentiel (19 %) et du secteur commercial (12 %) (figure 5). Le Québec arrive au troisième rang au Canada pour la demande totale d’énergie et au huitième rang pour la consommation par habitant.
  • Les produits pétroliers raffinés ont été le principal type de combustible utilisé au Québec, avec 782 PJ, ou 40 % de l’utilisation finale. Suivent l’électricité et le gaz naturel avec 733 PJ (37 %) et 253 PJ (13 %), respectivement (figure 6).

Produits pétroliers raffinés

  • En 2019, la demande d’essence pour moteur était de 1 114 litres par habitant au Québec, soit 12 % de moins que la moyenne nationale de 1 268 litres par habitant.
  • La même année, la demande de diesel était de 574 litres par habitant au Québec, soit 33 % de moins que la moyenne nationale de 855 litres par habitant.
  • La plus grande partie de l’essence consommée au Québec est raffinée dans la province. Toutefois, le Québec importe une partie de ses besoins en essence de la côte Est des États unis et de l’Europe ou encore des Maritimes.

Gaz naturel

  • En 2020, la consommation de gaz naturel du Québec a totalisé en moyenne 587 millions de pieds cubes par jour (« Mpi3/j »), soit 5 % de la demande canadienne totale.
  • La même année, le plus grand consommateur de gaz naturel au Québec a été le secteur industriel, avec 366 Mpi3/j. La consommation des secteurs commercial et résidentiel s’est chiffrée à 157 Mpi3/j et 65 Mpi3/j, respectivement.

Électricité

  • En 2019, la consommation d’électricité par habitant au Québec s’est établie à 24 mégawattheures (« Mwh »), ce qui le place au premier rang au Canada pour la consommation d’électricité par habitant, 60 % au-dessus de la moyenne nationale. Cette situation s’explique principalement par la présence de certaines industries, comme les alumineries, qui requièrent de grandes quantités d’électricité à moindre coût. La majorité des résidents du Québec ont aussi recours à l’électricité pour chauffer leur résidence.
  • Au Québec, c’est le secteur industriel qui a enregistré la plus forte consommation d’électricité en 2019, avec 93 TWh. Le suivaient les secteurs résidentiel et commercial avec, respectivement, 71 et 40 TWh.
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Émissions de gaz à effet de serre

  • En 2020, les émissions de gaz à effet de serre (« GES ») du Québec ont totalisé 76,2 mégatonnes (« Mt ») d’équivalent en dioxyde de carbone (« éq. CO2 »)Note de bas de page 1. Il s’agit d’une diminution de 10 % depuis 1990 et d’une diminution de 12 % depuis 2005.
  • Les émissions par habitant du Québec sont les plus faibles au Canada, à 8,9 tonnes d’éq. CO2, soit 50 % sous la moyenne nationale de 17,7 tonnes par habitant.
  • Les secteurs qui émettent le plus de GES en Colombie-Britannique sont les transports, avec 39 % du total, les industries et le secteur manufacturier à 26 %, et les bâtiments (résidentiels et commerciaux), à 12 % (figure 7).
  • En 2020, les émissions de GES du secteur pétrolier et gazier du Québec ont totalisé 2,3 Mt d’éq. CO2. De ce total, 0,1 Mt était attribuable au transport et 2,2 Mt découlaient du raffinage du pétrole et de la distribution du gaz naturel.
  • Pratiquement toute l’électricité produite au Québec provient de ressources renouvelables. En 2020, le secteur de l’énergie québécois a émis 0,4 Mt d’éq. CO2, soit 0,5 % des émissions canadiennes de GES provenant de la production d’électricité.
  • L’intensité des GES du réseau électrique du Québec, mesurée en fonction des GES émis dans la production d’électricité de la province, était de 1,5 gramme d’équivalent de dioxyde de carbone par kilowattheure (« g d’éq. CO2 par kWh ») d’électricité produite en 2020. Il s’agit d’une réduction de 61 % par rapport au niveau de 3,8 g d’éq. CO2 par kWh de 2005. La moyenne nationale en 2020 était de 110 g d’éq. CO2 par kWh (figure 8).
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Complément d’information

Sources de données

Les profils énergétiques des provinces et territoires s’harmonisent avec les plus récents ensembles de données d’Avenir énergétique du Canada en 2021 de la Régie. Les concepteurs d’Avenir énergétique puisent dans diverses sources de données en se basant d’abord généralement sur celles de Statistique Canada, et apportent ensuite des ajustements pour assurer la cohérence entre les provinces et territoires.

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