Nouveau rapport de la Régie : changements technologiques et de politiques, principaux moteurs de la transition énergétique du Canada

Communiqué
Pour publication immédiate

24 novembre 2020 – Calgary (Alberta) – Régie de l’énergie du Canada

Selon un nouveau rapport sur les perspectives énergétiques de la Régie de l’énergie du Canada, la consommation de combustibles fossiles au Canada diminuera au cours des 30 prochaines années. Toutefois, sans une transition accélérée, ils continueront de représenter plus de 60 % du bouquet énergétique du Canada en 2050.

Avenir énergétique du Canada en 2020 – Offre et demande énergétiques à l’horizon 2050 examine comment les nouvelles techniques et la politique climatique influeront sur la consommation et la production d’énergie au Canada au cours des 30 prochaines années. Le rapport présente deux scénarios comportant différents degrés de changements sur le plan technologique et dans les politiques gouvernementales : la filière énergétique en évolution et la filière énergétique de référence.

D’après le scénario en évolution, la consommation intérieure de combustibles fossiles au Canada a déjà atteint un sommet et sera de 35 % inférieure d’ici 2050. Parallèlement à cela, l’énergie renouvelable et le nucléaire occupent une plus grande part du bouquet énergétique du Canada, tandis que l’électricité s’impose pour répondre aux besoins d’énergie. L’électricité fera de plus en plus concurrence aux combustibles fossiles dans de nombreux segments de la filière énergétique, dont les véhicules de tourisme.

La croissance modérée de la production de pétrole brut et de gaz naturel se poursuit et atteint un sommet vers 2040. Les grands projets d’oléoducs actuellement en construction au Canada canaliseront la croissance prévue de la production au cours des deux prochaines décennies.

Pour atteindre l’objectif de gaz à effet de serre zéro net au Canada au cours des 30 prochaines années, il faudra renforcer les politiques et l’adoption à grande échelle de techniques à faibles émissions de carbone. Les efforts visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, au pays et ailleurs dans le monde, pèseront lourd dans l’évolution du portrait énergétique à long terme.

La pandémie de COVID-19 continue d’avoir des répercussions importantes sur la filière énergétique du Canada. La reprise économique du pays constitue une grande inconnue pour le secteur de l’énergie à court terme et une des nombreuses incertitudes à long terme.

La Régie produit une analyse neutre et factuelle pour éclairer le dialogue sur l’énergie au Canada. De concert avec Ingenium, la Régie a élaboré pour les élèves et les éducateurs des activités éducatives qui permettent d’explorer l’écosystème énergétique à long terme du Canada en fonction de la demande d’énergie projetée.

Ce rapport public examine les perspectives à long terme de l’offre et de la demande d’énergie au Canada pour les produits énergétiques dans l’ensemble des provinces et des territoires. La Régie continuera de publier des produits informatifs qui profitent à un vaste auditoire et qui traitent du grand éventail de questions pertinentes en matière d’énergie au Canada de façon attrayante et transparente.

Faits saillants du rapport

  • En 2020, la consommation d’énergie diminuera de 6 % en raison de la pandémie de COVID-19 et la production de pétrole brut diminuera de 7 %, ou de 335 milliers de barils par jour (kb/j) par rapport à 2019.

Résultats du scénario de filière énergétique en évolution

  • La demande totale relative à l’énergie renouvelable et au nucléaire croît de 31 % d’ici 2050 et occupe une plus grande part du bouquet énergétique. En 2050, 90 % de l’électricité produite provient d’énergies renouvelables et de centrales nucléaires, comparativement à 81 % à l’heure actuelle.
  • La consommation de combustibles fossiles atteint un sommet en 2019. La consommation de combustibles fossiles sera inférieure de 12 % d’ici 2030, et de 35 % d’ici 2050. La part du charbon recule au cours de la présente décennie, à mesure qu’il cesse d’entrer dans la production de l’électricité.
  • La production de pétrole brut augmente, passant de 4,9 Mb/j en 2019 à 5,8 Mb/j en 2039, où elle atteint un sommet, puis régresse pendant la dernière décennie de la période de projection, jusqu’à 5,3 Mb/j vers 2050. La croissance tient en grande partie à l’agrandissement de projets de récupération in situ dans les sables bitumineux.
  • La production de gaz naturel augmente aussi, passant de 15,7 Gpi3/j en 2019 jusqu’au sommet de 18,4 Gpi3/j en 2040. Cette croissance est alimentée par l’augmentation des exportations de GNL, qui atteindraient 4,9 Gpi³/j vers 2039. Après 2040, la production de gaz naturel s’essouffle lentement pour s’établir à 16,8 Gpi³/j vers 2050.
  • La demande totale relative aux sources d’énergie renouvelable, telles que l’hydroélectricité, l’éolien, le solaire et les biocombustibles, augmente de 45 % de 2019 à 2050.
  • La part de l’électricité dans la demande pour utilisation finale augmente en moyenne de 1 % par année de 2019 à 2050, ou d’environ 16 % actuellement à plus de 27 % en 2050, la moitié des véhicules de tourisme vendus étant électriques.

Résultats du scénario de filière énergétique de référence

  • La consommation de combustibles fossiles est relativement stable tout au long de la période de projection. Cela s’explique par les améliorations constantes sur le plan de l’efficacité énergétique, qui neutralisent la croissance démographique et la production industrielle croissante, en particulier dans les sables bitumineux.
  • Les prix du pétrole brut considérablement plus élevés, les volumes supérieurs d’exportations de GNL présumées, les prix modérément à la hausse du gaz naturel et le maintien des politiques climatiques actuellement en place stimulent la production future de pétrole brut et de gaz naturel.
  • En 2050, le gaz naturel occupe une plus grande place dans le bouquet électrique; l’énergie renouvelable et le nucléaire comptent pour 81 % de la production (même pourcentage qu’à l’heure actuelle).
  • La part de l’électricité dans la demande pour utilisation finale augmente plus lentement; elle atteint 20 % en 2050, alors que 20 % des véhicules de tourisme vendus sont électriques. La production d’électricité à partir de sources d’énergie renouvelable augmente également dans le scénario de référence, mais à un rythme plus lent.

Citations

« Vu le rythme croissant des changements sur les marchés énergétiques canadien et mondial et dans les politiques climatiques, la nécessité d’une analyse à jour des tendances en matière d’énergie est plus grande que jamais. La série de rapports sur l’avenir énergétique du Canada propose aux Canadiens un point de référence clé pour discuter de l’avenir énergétique de notre pays. Elle fait ressortir les principaux facteurs de changement qui influeront sur la transition énergétique du Canada. »

Gitane De Silva
Présidente-directrice générale
Régie de l’énergie du Canada

« Le rapport Avenir énergétique du Canada en 2020 fait ressortir un point d’inflexion important gravitant autour d'une filière énergétique modelée par la COVID 19, les innovations technologiques dans le domaine de l'énergie et la politique climatique. Dans notre scénario en évolution, nous prévoyons maintenant que le Canada a dépassé son sommet pour la consommation de combustibles fossiles et la demande totale d’énergie. »

Darren Christie
Économiste en chef
Régie de l’énergie du Canada

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