Aperçu du marché : Les avancées technologiques et les gains d’efficacité contribuent à la baisse projetée de la consommation de carburant de transport

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Date de diffusion : 2020-01-15

Selon le rapport Avenir énergétique du Canada en 2019 - Offre et demande énergétiques à l’horizon 2040 (l’« Avenir énergétique 2019 »), la consommation d’énergie du secteur des transports reculera lentement au cours des vingt prochaines années. À la fin de la période de projection, la demande d’énergie de ce secteur, qui comprend le transport par terre, mer et air, devrait en effet avoir reculé d’en moyenne 0,6 % par annéeNote de bas de page 1. L’évolution de la technologie automobile et la mise en place de politiques fédérales visant les émissions de gaz à effet de serre sont les principaux moteurs du recul.

Figure 1 – Demande de carburant de transport au Canada, de 2005 à 2040

Source et description

Source: Avenir énergétique 2019

Description: Le premier graphique montre la demande totale d’énergie, selon le secteur. Au cours de la période de projection, soit de 2018 à 2040, le taux de croissance annuelle moyenne augmente de respectivement 0,3 %, 0,6 % et 0,4 % dans les secteurs résidentiel, commercial et industriel et il diminue de 0,6 % dans le secteur des transports. Le deuxième graphique montre la demande d’énergie dans le secteur des transports. La demande d’essence baisse d’environ 1,3 % par année de 2017 à 2040.

Selon l’Avenir énergétique 2019, la demande augmentera, tant à l’égard des véhicules électriques à batterie que des véhicules hybrides rechargeables (collectivement, les « véhicules électriques »). L’augmentation est attribuable à la baisse des coûts associés à ces véhicules, de même qu’à des mesures politiquesNote de bas de page 2. Il se pourrait ainsi que les véhicules électriques représentent de 20 % à 30 % du parc automobile canadien en 2040, les trois quarts de ces véhicules étant surtout utilisés au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique.

La consommation d’électricité dans le secteur des transports, qui passe de 4,4 pétajoules en 2017 à 64,8 pétajoules en 2040, compte pour environ 3,0 % de la consommation d’énergie totale du secteur à la fin de la période. La baisse correspondante de la demande d’essence et de diesel, en raison de l’adoption des véhicules électriques, est cependant beaucoup plus marquée. Les moteurs électriques convertissent plus efficacement l’énergie en mouvement que les moteurs à combustion interne, qui perdent beaucoup d’énergie en chaleur. L’article Aperçu du marché intitulé « Coût actualisé de la conduite des véhicules électriques et des véhicules classiques » présente une analyse détaillée de la question.

Si l’utilisation croissante des véhicules électriques contribue à faire baisser la demande d’essence, la baisse de consommation d’essence et de diesel tient surtout aux normes fédérales visant les émissions des véhiculesNote de bas de page 3. Ces normes entraînent une amélioration des économies de carburant qui, combinée à l’adoption des véhicules électriques, fait baisser la consommation totale d’essence et de diesel de 500 pétajoules en 2040. Le rythme et la portée des avancées technologiques constituent une grande incertitude dans les projections de l’Avenir énergétique 2019. Parmi les autres facteurs importants qui auront également une incidence sur la consommation d’énergie à des fins de transport à l’avenir se trouvent l’évolution démographique, les préférences des consommateurs, l’aménagement urbain et les habitudes de conduite.

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