Aperçu du marché : Importations d’énergie : le Canada modère le tempo

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Date de diffusion : 2019-12-18

Les importations et les exportations d’énergie occupent une grande part du commerce international du Canada. À preuve, la valeur des importations d’énergie au Canada a septuplé de 1987 à 2017. Elle a toutefois connu un recul de 2012 à 2019Note de bas de page 1, passant de quelque 11,9 milliards de dollars à 9,1 milliards de dollars, alors que la valeur totale des importations au pays s’est accrue, d’environ 164,5 milliards de dollars à 217,4 milliards de dollars durant la périodeNote de bas de page 2. À 7,3 % de la valeur totale des importations en 2012, la part de l’énergie s’est contractée pour s’établir à 4,2 % en 2019.

Figure 1. Valeur des importations canadiennes (de 2012 à 2019)

Source et description

Source : Statistics Canada Table 36-10-0110-01

Description : Le graphique à deux dimensions illustre la valeur des importations canadiennes par trimestre, du premier trimestre de 2012 au deuxième trimestre de 2019. La valeur totale des importations canadiennes s’est accrue, de 164,5 milliards de dollars en 2012 à 217,4 milliards de dollars en 2019. La part et la valeur des importations d’énergie ont reculé au cours de la période. Elles ont toutes deux suivi une tendance à la baisse, passant respectivement de 7,3 % et 11,9 milliards de dollars en 2012, pour s’établir à 4,2 % et 9,1 milliards de dollars en 2019, chutant à 3 % et 5,61 milliards de dollars au début de 2016. La part et la valeur des véhicules, du matériel et des pièces industriels, au premier rang des importations, ont progressé, tout comme celles des biens de consommation, au deuxième rang.

Le pétrole brut demeure le principal élément de coût de l’énergie importée, malgré l’affaiblissement de sa part, de 67,2 % en 2012 à 48,1 % en 2019. Certaines raffineries de l’Est du Canada importent du brut parce qu’elles ne sont pas aptes à raffiner le brut lourd de l’Ouest canadien, qu’elles ne sont pas raccordées au réseau pipelinier de l’Ouest ou qu’elles peuvent s’en procurer à meilleur marché à l’extérieur du pays. Le coût d’importation de brut est tombé en grande partie à cause des prix mondiaux, qui sont considérablement plus bas aujourd’hui qu’ils ne l’étaient en 2015.

Le gaz naturel et les liquides de gaz naturel ont vu leur part des importations d’énergie passer de 8 % en 2012 à 12,5 % en 2019, une progression attribuable à l’Ontario et au Québec, qui importent du gaz naturel du bassin appalachien, dans le nord-est des États-Unis, où la production, qui se chiffrait à moins de 2 milliards de pieds cubes par jour (« Gpi3/j ») en 2009, s’est élevée à plus de 30 Gpi³/j en 2019 [anglais seulement], soit au double de la production du Canada en 2019.

À 19,4 % des importations d’énergie au début de la période, les produits pétroliers raffinés gonflent pour atteindre 36,3 % au milieu de 2019. Le gonflement s’explique par la fermeture de quelques raffineries canadiennes, qui entraîne une augmentation des importations de produits comme l’essence et le diesel.

La part de l’électricité demeure faible et stable tout au long de la période, ne bougeant que de 0,5 % à 0,7 %. La part des autres produits énergétiques importés, tels que le charbon et le combustible nucléaire, affiche une hausse modeste : de 3,3 % en 2012, elle s’élève à 5,5 % au milieu de 2019.

Figure 2. Part de la valeur des importations canadiennes d’énergie, selon le produit (2012 - 2019)

Source et description

Source : Statistics Canada Table 36-10-0110-01

Description : Le graphique à aires empilées illustre la part, selon la valeur, des différents produits énergétiques importés au Canada, de 2012 à 2019. Au début de la période, le pétrole brut comptait pour environ 67 % de la valeur des importations d’énergie, le gaz naturel et les liquides de gaz naturel, pour quelque 9 %, l’électricité, pour 0,5 %, les produits pétroliers raffinés, pour 19 %, et les autres produits énergétiques, surtout le charbon et le bois de chauffage, pour 19 %. À la fin de la période, le pétrole brut et le bitume représentaient 48 % de toutes les importations d’énergie, le gaz naturel et les liquides de gaz naturel, 9 %, l’électricité, 0,7 %, les produits pétroliers raffinés, 36 % et les autres produits énergétiques, 5 %.

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