Aperçu du marché : Intensité énergétique moindre malgré une plus forte consommation d’énergie

Date de diffusion : 2017-11-10

Les plus récentes perspectives à long terme présentées par l’Office national de l’énergie dans son rapport intitulé Avenir énergétique du Canada en 2017 – Offre et demande énergétiques à l’horizon 2040 pointent, dans le scénario de référence, vers une légère augmentation de la consommation d’énergie totale, qui regroupe les combustibles fossiles, les ressources renouvelables et le nucléaire. Malgré cela, l’intensité énergétique du produit intérieur brut (« PIB »), elle, décroît. Celle-ci présente les rapports qui existent entre la consommation d’énergie et la production, au Canada, de biens et services. Cette mesure constitue une indication générale de l’efficacité énergétique pour l’ensemble de l’économie canadienne.

Source et description

Source : Avenir énergétique du Canada en 2017 – Offre et demande énergétiques à l’horizon 2040

Description : Ce graphique illustre l’écart, en pourcentage, de l’intensité énergétique, du PIB et de la demande d’énergie primaire, entre 2015 et 2040, selon les projections du rapport Avenir énergétique du Canada en 2017. Les trois scénarios présentés montrent tous une tendance semblable avec une courbe descendante de l’intensité énergétique. Le scénario de référence suggère une diminution de plus de 30 % en 2040 à cet égard par rapport aux niveaux de 2015. Dans celui des avancées technologiques, pendant le même intervalle, cette diminution passe à presque 37 % et c’est presque la même chose dans le scénario de tarification du carbone élevée, alors qu’elle se situe aux alentours de 34,5 %.

Auparavant, il existait un rapport plus étroit entre consommation d’énergie et PIB. Lorsque ce dernier augmentait davantage, il entraînait à sa suite une croissance de même nature de la demande d’énergie. Cependant, on voit ici une intensité énergétique moindre du PIB canadienNote de bas de page 1, ce qui signifie que sa croissance a été plus rapide que celle de la consommation d’énergie. Cela est dû à une plus grande efficacité énergétique et à des modifications dans le monde de l’industrie, notamment la progression des secteurs moins énergivores. Les projections avancées dans Avenir énergétique du Canada en 2017 laissent voir un écart grandissant à venir entre le PIB et la consommation d’énergie. Les facteurs à l’origine de cette situation sont nombreux : un ralentissement de la croissance de la demande, les politiques climatiques adoptées par les gouvernements provinciaux ou fédéral et les percées technologiques.

Dans les trois scénarios du rapport Avenir énergétique du Canada en 2017, qu’il s’agisse de celui de référence, de la tarification du carbone élevée ou des avancées technologiques, on entrevoit une hausse des prix associés aux émissions et une adoption plus généralisée des technologies qui permettent de réduire ces dernières. La demande d’énergie totale en 2040 passe ainsi d’une augmentation de 6,4 % dans le scénario de référence à une baisse de 2,7 % dans celui des avancées technologiques. En outre, malgré des différences au niveau de la consommation d’énergie entre les trois scénarios, tout au long de la période jusqu’en 2040, les PIB anticipés demeurent toujours à moins de 1 % les uns des autres.

 

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