Aperçu du marché : Taux moyens de production initiale des puits de gaz naturel dans l’Ouest canadien les plus élevés en 14 ans

Date de diffusion : 2015-07-22

Les améliorations technologiques qui permettent de viser en grande part les formations schisteuses et de réservoirs étanches en profondeur au moment du forage des puits ont mené à la plus forte moyenne de production initiale depuis 2000 dans le bassin sédimentaire de l’Ouest canadien (BSOC). Le graphique qui suit illustre les taux moyens de production initiale de chacun des principaux types de puits gaziers dans le BSOC ainsi que la moyenne pour l’ensemble de ceux qui y ont été forés.


 

 

Sources et description de la figure

Sources : Données sur les puits de Divestco et analyse de l’Office

Description : Ce graphique montre les taux moyens annuels de production initiale pour les puits de gaz naturel selon leur type. Ces taux sont calculés pour l’ensemble des puits gaziers forés dans le BSOC ainsi que pour chaque type : gaz classique, réservoirs étanches, méthane de houille et formations schisteuses. On peut constater que les taux moyens ont régressé entre 2000 et 2006, passant de quelque 1,4 million de pieds cubes par jour (Mpi³/j) à aussi peu que 0,55 Mpi³/j. Ils ont depuis regagné du terrain pour atteindre environ 1,2 Mpi³/j en 2014. Les taux pour le gaz classique ont diminué et s’établissent à 0,5 Mpi³/j en 2014 tandis que ceux pour le méthane de houille, autour de 0,05 Mpi³/j, demeurent les plus faibles. Dans l’autre sens, les taux pour les formations schisteuses et les réservoirs étanches ont augmenté pour atteindre respectivement en moyenne 3,0 Mpi³/j et 1,7 Mpi³/j en 2014. Le gaz de schiste a connu une pointe remarquable en 2010 avec un taux de production initiale de 4,8 Mpi³/j du fait de la grande proportion de puits forés dans le bassin de Horn River.


En général, les puits de gaz naturel produisent davantage au cours de la période juste après leur forage, les chiffres étant de moins en moins élevés sur leur durée de vie restante. La production tirée d’un nouveau puits peut prendre plusieurs semaines à se stabiliser et les taux initiaux calculés par l’Office tiennent compte de la moyenne des trois premiers mois.

Entre 2000 et 2006, les taux moyens de production initiale des puits ont suivi le déclin de ceux pour le gaz classique, alors la ressource de choix. Avec l’arrivée à maturité des gisements classiques, les producteurs ont dû se tourner progressivement vers des zones prometteuses de moindre attrait. Depuis 2007, les améliorations technologiques ont favorisé une concentration des forages dans des formations schisteuses et des réservoirs étanches non classiques. Puisque les taux de production initiale tirés de ces formations et réservoirs ont tendance à être supérieurs à ceux obtenus pour les ressources classiques du BSOC, les taux moyens, tous types de gaz confondus, ont recommencé à progresser. Ce relèvement devrait normalement se poursuivre jusqu’en 2017.

Les taux de production initiale du gaz de schiste ont considérablement augmenté de 2005 à 2010 alors que le bassin de Horn River en Colombie-Britannique, en pleine effervescence, présentait les taux les plus élevés pour les puits du BSOC. Des cours gaziers en baisse et la concurrence ont mené à une réorientation des activités de forage, laissant de côté le gaz sec et relativement éloigné du bassin de Horn River au profit de la formation schisteuse riche en liquides de Duvernay. Dans les deux cas, les taux de production initiale sont orientés à la hausse depuis 2012 compte tenu de l’expérience acquise par les producteurs au chapitre de l’efficacité des travaux de forage et de complétion des puits.

Pour le méthane de houille, les taux de production initiale sont demeurés relativement stables au cours des dernières années. Ces puits sont peu profonds et présentent de faibles taux initialement. Même si des taux plus élevés sont souvent plus avantageux, un puits peu profond peu aussi être rentable en dépit d’un faible taux de production initiale si celui-ci diminue lentement et les coûts de forage et de complétion sont bas.

Pour des détails sur le nombre de puits et leur profil de production, le lecteur est prié de consulter l’annexe du rapport intitulé Productibilité à court terme de gaz naturel au Canada 2015-2017.

 

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