Aperçu du marché : Les producteurs de sables bitumineux in situ sont plus efficaces et utilisent moins de vapeur par baril qu’en 2014

Date de diffusion : 2014-05-01

On s’attend à ce que la production de pétrole tiré des sables bitumineux constitue l’une des principales sources de croissance du secteur pétrolier dans les années à venir, ainsi que l’une des sources de croissance dominantes pour le gaz naturel en raison de ses procédés qui exigent beaucoup d’énergie. Pour demeurer concurrentiels, les producteurs utilisant la récupération in situ optimisent leurs activités au moyen d’innovations techniques qui réduisent le ratio vapeur/pétrole, soit le ratio de la quantité de vapeur nécessaire pour produire une unité de pétrole. Quand on produit de la vapeur à partir de gaz naturel, le ratio vapeur/pétrole devient une mesure de l’intensité de gaz naturel et un facteur clé pour déterminer l’efficacité énergétique d’une activité.

Le graphique ci-dessous montre le ratio vapeur/pétrole du secteur pétrolier en Alberta au cours des six dernières années en se basant sur le ratio vapeur/pétrole pondéré en fonction de la production totale, soit le ratio de l’utilisation annuelle de vapeur en regard de la production annuelle de bitume.

Source et description de la figure

Source : Alberta Energy Regulator [anglais seulement] - Remarque : Les données pour 2015 reposent sur les deux premiers mois de l’année.

Description : Le graphique illustre le ratio pondéré en fonction de la production totale pour les exploitations in situ thermiques, celles utilisant la stimulation cyclique par la chaleur et celles ayant recours à la séparation gravitaire stimulée par injection de vapeur (SGSIV), de 2009 à 2015. On y constate que les ratios des exploitations SGSIV sont demeurés constants, dans l’ensemble, de 2009 à 2013. Pour ce qui est des exploitations in situ thermiques, le ratio est passé de 3,13 en 2013 à 2,96 en 2014 et a chuté davantage durant les deux premiers mois de 2015 pour se situer à 2,89. Cette baisse est attribuable à la SGSIV, en diminution constante, puisqu’elle est passée de 2,91 en 2013 à 2,71 en 2014 et à 2,60 au cours des deux premiers mois de 2015. La stimulation cyclique par la vapeur a d’abord enregistré un léger recul par rapport à son niveau de 3,66 en 2013, en s’établissant à 3,65 en 2014, puis elle a remonté à 3,74 pendant les deux premiers mois de 2015.

Le graphique laisse croire que, jusqu’à tout récemment, les innovations dans les techniques in situ n’avaient pas d’effets sur le ratio vapeur/pétrole de la SGSIV. Ces ratios sont demeurés relativement constants entre 2009 et 2013, avant de diminuer de 5,7 % en 2014. Ce revirement a contribué à réduire le ratio de toutes les exploitations in situ thermiques de 5,3 % en 2014, sa meilleure amélioration sur une année depuis 2010.

Les données de janvier et février 2015 semblent révéler une tendance à la baisse continue de ces exploitations, puisque les ratios ont diminué de 2,4 % par rapport aux niveaux de 2014. Le supplément au rapport sur l’avenir énergétique récemment paru traite plus en détail de la façon dont les tendances observées dans les efficacités réalisées au chapitre du ratio vapeur/pétrole pourraient toucher les besoins d’achat de gaz naturel des producteurs, ainsi que des conséquences possibles importantes sur la demande de gaz naturel à long terme.

Au nombre des innovations aux procédés in situ adoptées par les producteurs, on note l’utilisation de débitmètres [anglais seulement], qui régularisent la vapeur dans le réservoir, l'injection de méthane ou de solvant [anglais seulement] dans la vapeur et le forage intercalaire vertical des puits, aussi appelés puits interposés [anglais seulement] entre les anciens puits utilisant la SGSIV, pour récupérer plus de bitume à l’extérieur des limites actuelles des chambres de vapeur.

 

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